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13.04.2008
Indemnités d'élus
Les derniers conseils municipaux ont permis d'évoquer les rétributions du Maire, de ses adjoints et des conseillers délégués.
A titre personnel, je ne situe pas le problème dans la fixation du montant desdites indemnités de représentation.
Je trouve normal qu' avec l'implication que requiert la fonction de Maire, et les risques corrélés aux responsabilités, une indemnité permette à l'élu de se consacrer pleinement à sa mission.
Les véritables questions de fond sont celles du cumul des mandats dans le temps, et celle de l'employabilité des élus.
Le cumul des mandats dans le temps est un sujet qui a fait l'objet de nombreuses propositions. Nicolas Sarkozy avait lui-même signifié qu'il était pour une limitation dans le temps du mandat présidentiel.
Une limitation fixée à 2 mandats consécutifs. Or le problème qui se pose pour certains parlementaires ou élus locaux est celui de l'employabilité et de l'évolution de carrière.
Un salarié d'une entreprise privée qui démissionne pour effectuer un ou deux mandats de parlementaire, n'a aucune assurance de retrouver son poste ou un poste similaire à l'issue de ses mandats. Il ne bénéficiera en outre d'aucun avancement de carrière puisqu'aucune conversion d'acquis n'est à ce jour possible.
Les fonctionnaires ont eux la possibilité de se mettre en disponibilité, ce qui entraine au plan national une sur-représentativité des fonctionnaires au parlement, et une forte proportion de professions libérales.
Un élu qui sait qu'il va rencontrer des difficultés en terme d'employabilité à la fin de son mandat, sera davantage enclin à réitérer sa candidature, guidé par le mobile de la sécurité matérielle.
La vraie question est donc celle de l'employabilité des élus. D'une part permettre leur réinsertion professionnelle, d'autre part, faire en sorte que cette réinsertion ne présente pas une dégradation statutaire.
En outre une meilleure représentativité des citoyens supposerait que leurs élus aient et gardent conscience des difficultés qu'ils rencontrent au quotidien dans le cadre de leur profession.
Il est donc sain qu'un élu puisse conserver sa profession afin que sa vocation ne soit pas une rente, mais un service rendu à la collectivité.
La déléguation de compétences, impératif managérial, permet à certains élus distingués de mener conjointement activité professionnelle et mandats représentatifs.
Cette conjonction est saine dans la mesure où elle permet à l'élu de conserver un pied dans le quotidien de ses administrés, et où elle est garante de l'absence de confusion entre rente et indemnité.
Ci-dessous une vidéo relative au service des urgences de l'hôpital Beaujon, où le chef de service, Professeur Philippe Juvin, est également Secrétaire National des fédérations professionnelles UMP, Maire et Vice-Président du Conseil Général 92.
http://www.dailymotion.com/video/x4xy01_pratis-tv-urgence...
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