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02.02.2008
Politique et Jounalisme : puteaux municipales
Un responsable politique peut-il systématiquement refuser de s'exprimer dans les médias?
Que peut traduire un tel mépris de la profession de journaliste?
Se confronter au suffrage universel, c'est se soumettre à l'arbitrage des électeurs. Répondre aux journalistes, c'est accepter de lever un pan d'obscurité. Recevoir un journaliste, c'est livrer à sa capacité d'analyse des informations qui seront diffusées auprès des électeurs, librement.
Dès lors, refuser de recevoir les médias, n'est-ce pas refuser une liberté de regard portée sur son action? N'est-ce pas vouloir imposer une vision unique?
Karl Popper insistait sur la confrontation de thèses, de laquelle seule pouvait émerger l'objectivité, en nous protégeant du totalitarisme.
Dès lors quand bien même on n'adhère pas à la vision de tel ou tel journaliste, cette vision, précisément parcequ'on n'y adhère pas, contribue à remettre en cause l'image de l'élu, ou celle qu'il voudrait renvoyer.
Etre un élu, c'est accepter ce différentiel d'appréciation.
Etre élu, c'est accepter la critique.
Etre élu, c'est certes lutter contre la diffamation, ou les approximations en publiant des droits de réponse, si besoin est.
Mais être élu, c'est donner aux autres un droit de regard et de libre appréciation sur les actions que l'on conduit politiquement.
Pas de politique sans médiatisation.
Pas de médiatisation sans politique d'acceptation de la critique.
Accepter la contradiction, c'est accepter l'Autre dans toute sa dimension. C'est donc pouvoir construire pour Autrui, en comprenant ses attentes.
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